Novembre 2006
Les projecteurs étaient absents
Cette bavure militaire israélienne sur Beit Hanoun qui a tué une vingtaine de civils palestiniens est inacceptable, nul n'en disconviendra, et la chasse aux terroristes du Hamas ne passe pas par ce genre d'action.
Les images insoutenables de ces enfants morts dans les bras de leurs parents ont fait le tour du monde.
La même semaine, l'armée sri-lankaise a rayé de la carte un village faisant 65 morts et plus de 300 blessés chez les civils dans l'est du pays. Quinze jours plus tard, des hélicoptères d'attaque de l'armée pakistanaise bombardent une école, 80 morts.
Pas d'images, pas de commentaires, l'indifférence du monde entier. Peut-être que les familles des victimes avaient elles aussi envie de crier leur haine et leur douleur mais il n'y avait pas de caméras, pas de journalistes, pas même les habitués toujours présents à Gaza dès lors qu'il faut relayer ceux qui promettent de faire couler le sang juif dans le monde entier.
La méthode palestinienne est bien rodée, à savoir une présence sur tous les fronts pour déverser un venin sur le peuple juif. Les images de la guerre et la guerre des images ont pour objectif commun de démontrer que le peuple d'Israël ne peut être qu'à l'origine de tous les maux de la terre et que c'est bien lui qui génère le terrorisme.
Mais il faudrait quand même informer le monde entier que le Proche-Orient n'est pas le terreau, l'école du terrorisme, qu'il est ailleurs et bien plus loin, au Pakistan et au Sri-Lanka.
C'est là que l'on éduque les futurs terroristes, qu'on forme des instructeurs qui eux-mêmes formeront des kamikazes, qu'on apprend comment laver les cerveaux pour qu'ils deviennent des bombes humaines. C'est dans les madrassas de Karachi et de Colombo que l'on décerne les "diplômes de bons formateurs " aux fabriquants de martyrs qui, par ailleurs, ne se sentent concernés en rien par le conflit israélo-palestinien.
Peut-être qu'un jour on éloignera les projecteurs de Jerusalem pour les installer là où on jure à chaque instant de mettre le monde occidental à feu et à sang.
ALAIN KAMINSKI
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